Le combat libre

Les origines du combat libre (Mixed Martial Arts)

mmaMitsuyo Maéda, connu sous le pseudonyme de Konde Koma découvre le Jujutsu traditionnel Japonais à l’école Tenshin shinyo ryu, puis s’initie au Judo auprès de Maître Jigoro Kano au Kodokan (centre mondial du judo).

Alors qu’il est 4° dan, il accompagne son instructeur aux états unis pour y effectuer des démonstrations à l’issue des quelles il fut défié par des lutteurs.

Soucieux de démontrer l’efficacité de ces techniques il finit pratiquement tous ces combats au sol en soumettant ses adversaires par un étranglement ou une technique de luxation. Progressivement, devant les difficultés multiples qu’il rencontre, il adapte et transforme son Judo afin de le rendre plus crédible et efficace contre des adversaires plus lourds et plus grands que lui.

Dans le cadre de ses recherches, Maéda s’interrogea sur la nécessité de certaines protections anatomiques. La création de gants de combats permettant les saisies et les victoires de Maéda face à des adversaires de styles différents font apparaître le maître japonais comme étant à l’origine de ce que l’on nomme aujourd’hui le combat libre.

Le Free Fight, le Combat libre, le MMA…

Le combat libre est un sport de combat complet associant pugilat et lutte au corps à corps, dans lequel les deux combattants peuvent utiliser de nombreuses techniques. Selon les fédérations, sont autorisées des techniques de percussion telles que coups de pied, de poing, de genou et de coude, des techniques de projections et de soumissions.

Il faut savoir que le combat libre est un SPORT avec des règles bien définies, dépendant de la fédération dans lequel il est pratiqué.

Le Pancrace

Un sport qui nous vient du passé et tend vers l’avenir
L’appellation Pancrace vient du pankration, un sport de contact des jeux Olympiques anciens. Le Pancrace est une discipline dont le règlement a évolué pour qu’il puisse faire partie des futurs Jeux olympiques. Le Pancrace (Pankratos ou Pankration selon les textes), signifie « tout en force » ou « tout en puissance ». Les premières traces écrites du Pancrace remontent à 648 av JC. Ses origines se mêlent à celle de la Mythologie. Il est ainsi dit que Thésée serait le créateur du Pancrace et utilisa ses techniques pour terrasser le Minotaure.

Le Pancrace était au programme des jeux de l’olympe Antique et était une des disciplines favorites du public. Les champions olympiques de cette ère ont marqué l’histoire. La fin du combat était annoncée par l’abandon d’un des combattants ou le hors combat. La seule limite de temps imposée était le coucher du soleil, les croyances impliquant que la victoire revienne aux combattants qui avaient les faveurs des dieux. Il n’y avait donc pas besoin de catégorie de poids et les combats étaient mixtes ! Bien que les frappes soient autorisées, la façon la plus prestigieuse de gagner un combat était d’obtenir l’abandon de l’adversaire par la réalisation d’une clef ou d’un étranglement.

Le Pancrace aujourd’hui
À l’aube du XXI siècle, le Pancrace s’annonce comme la discipline de combat du futur. Remis au goût du jour et adoptant des règles adaptées à la société actuelle, le Pancrace d’aujourd’hui permet à ses pratiquants de s’exprimer pleinement tout en préservant leur sécurité et leur intégrité physique. Le Pancrace se définit comme une discipline ultime car ses adeptes doivent connaître et être capable de mettre en place toutes les techniques de combat, qu’il s’agisse de combat debout ou au sol. Quel que soit l’adversaire auquel ils sont confrontés, les combattants doivent pouvoir adapter une stratégie de combat permettant de perturber celle de l’adversaire. Le pratiquant de Pancrace doit être capable de travailler debout sur plusieurs distances (longue, moyenne, courte), connaître les projections et diverses amenées au sol et le travail au sol (travail de contrôle …). Parallèlement à la partie d’attaque, il doit maîtriser la partie défensive lui permettant de contrer et d’annuler les attaques de l’adversaire.